La genèse d’Évariste

 

Mon premier roman, Évariste, est un polar fantastique qui se déroule à Paris de nos jours sur fond d’occultisme (éd. Mnémos, très joli pas cher). Un environnement que je connais très bien, avec un personnage consultant (un métier que je connais), j’ai tout fait pour me simplifier la vie pour ce premier texte long (600 000 caractères quand même, moi qui suis novelliste à la base), afin de me concentrer sur les personnages et sur l’humour de situation.

Cela ne m’a pas empêché d’avoir à mener pas mal de recherches pour apporter tout le relief qu’il méritait.

Je pourrais vous parler des heures de la genèse d’Évariste, mais je ne saurais pas par quoi commencer. J’ai donc demandé à un twittos, Mathieu Bossu, de me poser quelques questions. Merci à lui.

L’activité d’Evariste en consultant en ingénierie occultisme industriel et commercial est-elle librement inspirée de cabinets réels ? À une époque les entreprises faisaient appel à des numérologues ou graphologues pour le recrutement, je ne serais qu’à moitié étonné que certains cabinets proposant de la voyance ou autre existent.

Oui, il existe des cabinets de voyances spécialisées dans le conseil en entreprise ! Après tout, un conseiller en stratégie est obligé lui aussi de parier sur l’avenir. Je vais peut-être être méchant, mais il n’y a pas de raisons que les voyants ait des résultats beaucoup plus mauvais que les consultants.

J’ignore complètement si le marché est porteur. Lorsque j’ai commencé le roman, je n’ai même pas vérifié si ce type de prestation existait.

J’avais plutôt été inspiré par deux expériences professionnelles que je vais vous raconter rapidement.

Au début des années 2000, je travaillais pour un fabricant de machines pharmaceutiques. Un de mes clients était indien. Il avait commandé un lyophilisateur pour produire des produits injectables et il devait, pour satisfaire ses clients des hautes castes, garantir que les machines étaient correctement bénies par des Bramanes avant la mise en service. Quelques années plus tard, une collègue me racontait comment, chez un grand industriel japonais, il était impensable d’envoyer une commande importante outre-mer sans avoir sacrifié aux rites shintoïstes, afin de se concilier les kamis de l’océan.

Ces anecdotes m’ont guidé tout naturellement vers le concept d’occultisme industriel.

La communication avec les défunts via ondes téléphoniques est-elle une théorie prônée par certains ou une pure invention ?

Lorsque j’ai écrit le passage où la mère d’Évariste appelle son fils depuis l’au-delà, je n’avais pas la moindre idée de ce qui se faisait dans ce domaine. J’avais surtout besoin d’ancrer mon roman dans le fantastique dès le début de l’histoire et introduire des personnages pittoresques sur lesquels Évariste pourrait s’appuyer.

Mais, suite à ta question, j’ai mené quelques recherches et j’ai en effet découvert que des voyants proposent de faire communiquer leurs clients avec des défunts par téléphone. Je ne devrai pas m’étonner : des enregistrements de soi-disant fantôme, on en fait depuis qu’on a inventé le gramophone. Bien sûr, c’est à chaque fois une bouillie de parasites inaudibles interprétable à volonté par le « médium. »

T’es-tu documenté pour la description du cabinet de voyance de Nadine ?

Le cabinet est directement inspiré des bureaux des usines pharmaceutiques Johnson & Johnson de Leeds (UK), où j’ai travaillé quelques semaines. J’ai juste supprimé l’effroyable cantine (c’était l’enfer sur Terre : il n’y avait que des barres chocolatées et du coca !) et l’infernale cellule photoélectrique qui éteignait les lampes de l’open-space si on ne bougeait pas assez pendant trois minutes d’affilée.

Le rez-de-chaussée, où madame Clédar officie, ressemble plus à la salle d’attente d’un podologue à deux ans de la retraite.

Je doute que les cabinets de voyance ressemblent à ça, en vrai.

Par contre, quand j’évoque les débuts de madame Clédar mère dans une roulotte de Denfert Rochereau, je n’invente rien. Encore aujourd’hui, il y en a une.

La déesse Angerona existe-t-elle réellement et si oui le rituel de discrétion, ou quelque chose s’en approchant, était-il pratiqué chez les Romains ?

Angerona n’est pas très connu, car elle figurait au panthéon des dieux romains (c’est à dire qu’elle n’est pas une déesse du panthéon Olympien ou autre emprunt). Elle était la gardienne du nom sacré de la ville de Rome. C’était une mission importante car on disait que Rome resterait invincible tant que ce nom resterait secret. On la représentait comme une femme portant l’index à ses lèvres, comme si elle demandait le silence.

source Wikipedia
source Wikipedia

Elle devait être efficace, car on ne sait toujours pas trop quel était ce fameux nom (ça n’a pas empêché Rome de s’effondrer). C’était aussi une déesse guérisseuse spécialisée dans les angines (ne riez pas. Avant l’invention de la pénicilline, l’angine était la 2e cause de mortalité infectieuse chez les adultes) et une déesse du renouveau, car on la fêtait au printemps.

Depuis, on a donné son nom à un papillon de nuit et à une gamme de vêtements moulants en latex noir…

Source Wikipedia ; vous auriez voulu voir la tenue en latex, hine, bande de pervers ?
Source Wikipedia ; vous auriez voulu voir la tenue en latex, hine, bande de pervers ?

Le Verseau est-il censé avoir une réelle influence sur le champ mystique terrestre dans les théories astrologiques ? Et d’ailleurs, qu’est-ce que ce champ mystique terrestre ?

Quand on cherche des idées farfelues, l’idéal est d’aller fouiller du côté des sectes New-Age. C’est très commode : elles sont capables de prédire n’importe quoi. Par exemple, l’une d’elle affirme que l’autisme est le premier stade de métamorphose du genre humain en une créature amphibienne adaptée à la montée des eaux1.

En ce qui concerne les effets du Verseau, c’est une théorie répandue d’affirmer que « quelque chose va se produire », par exemple l’arrivée d’un Jésus Christ à poil, comme dansHair. Donc pourquoi pas le retour des forces magiques dans notre monde rationnel ?

Quand à l’influence du Verseau sur champ magique terrestre, je l’ai inventée. À moins que ce ne soit une vague réminiscence des aventures du docteur Strange que je lisais quand j’étais gamin.

Cela dit, vu les principes cosmologiques que je développe dans mon roman, c’était normal de considérer que la gravité terrestre et la magie soient liées d’une façon ou d’une autre.

Peux-tu nous expliquer pourquoi le temps est censé fluctuer autour des personnes douées de divination ?

Dans Évariste, j’ai essayé de montrer un monde où la magie complète les modèles cosmologiques. Elle donne des dimensions supplémentaires comme dans la théorie des cordes, elle interagit peu ou pas avec la matière comme l’énergie noire. Elle offre des raccourcis entre certains points de l’espace-temps (pour Évariste, il est plus facile de voir différents points du temps que différents points de l’espace).

Du coup, il devenait logique d’affirmer que dans l’univers d’Évariste, toute personne ayant une aura magique modifie un peu le temps autour d’elle, puisqu’ énergie, gravité et temps sont liés.

Evariste possède le Don mais il ne s’agit pas de divination. Gideon est un sorcier. Peux-tu nous en dire plus s’il te plait ? Y a-t-il plusieurs courants/arts magiques et quelles sont les différences ?

Dans la sorcellerie telle qu’elle est décrite depuis des siècles, on distingue toujours les pouvoirs venant de l’esprit (don de voyance, de mauvais œil, de guérison par apposition des mains…), les pouvoirs venant des interactions avec des créatures magiques (chamanisme, invocations) et les pouvoirs résultants de l’utilisation de l’énergie de la nature pour réaliser des « miracles. »

J’ai repris le même système. Jacques de Blanche-Fontaine, le voyant punk, relève de la première catégorie. Il utilise un pouvoir inné de voyance comme un sens supplémentaire. Gidéon est plutôt sorcier. Il invoque des créatures, mais il relève de la 3e catégorie aussi, car il modifie le réel avec des potions. À l’inverse, Évariste ne possède que quelques connaissances d’invocation, pour avoir un peu négligé les cours de sorcellerie de sa marraine pour suivre des études d’ingénieur. Par contre, il est fort pour modifier le réel avec l’énergie mystique, par le biais d’une passe magique, d’une baguette ou d’un téléphone portable (pour lui, c’est la même chose).

Y a-t-il une inspiration concernant le Cercle des Arts Télésthétiques ?

De tels cercles existaient au XIXe siècles aux beaux jours du spiritisme. Des célébrités se réunissaient chez tel ou tel gourou pour faire tourner des tables et vomir des ectoplasmes (le gourou en profitait pour se remplir les poches. C’est que ça coûte cher, tous ces trucages).

Ils ont fini par disparaître, mais s’il existait de vrais devins, on peut supposer qu’il en serait resté au moins un. Le Cercle des Arts Télésthétiques est celui-là.

Pour la petite information, le siège du club est un immeuble réel du XVIe arrondissement. Mais en réalité, il ne s’agit pas du tout d’un hôtel particulier. L’intérieur est totalement inventé, ou inspiré des photos de maisons de prestiges et de boutiques d’antiquaires que j’ai vues ici ou là.

Peux-tu nous en dire plus sur la tribu chimbu de Nouvelle Calédonie et ses sorciers escapologistes ?

Pour en connaître plus sur les Chimbus, j’ai dû faire des frais. En effet, il y a peu d’informations sur eux sur internet. Je savais juste que c’était une des tribus les plus importantes en Papouasie Nouvelle Guinée et qu’elle fêtait les Mudmen tous les ans.

C’était tout et j’ai horreur d’inventer sur du vent.

J’ai donc acheté un livre qui m’a coûté 100€ The Chimbu: A Study of Change in the New Guinea Highlands, de Paula Brown, qui m’a coûté la bagatelle de 95€ (90€ pour le premier exemplaire que j’ai perdu dans le train au bout de 15 jours, puis 5€ pour le suivant, sans doute volé dans une bibliothèque de Pennsylvanie si j’en crois la fiche de prêt qui y est encore2).

C’est à ma connaissance le seul livre décrivant l’histoire et les mœurs des Chimbus. En gros, une éternité de combats avec les tribus voisines jusqu’à la pacification par l’effort des missionnaires3. Quand j’ai vu à quel point les Chimbus étaient belliqueux, j’ai fait de Gidéon un personnage bourru. J’ai bien fait. Ça lui va très bien.

Pour savoir comment un Papou pouvait voir notre monde, j’ai aussi acheté La tribu des Français vue par les papous de Marc Dozier et Mundiya Kepanga. Il s’agit du voyage de 2 chefs de la tribu des Hulis à travers notre pays.

C’est un livre magnifique, bourré de photos superbes et pleines de témoignages drôles ou bouleversants. Franchement, je vous le conseille.

Si vous n’avez pas le temps, la place ou les moyens de vous l’offrir, lisez ce petit article sur Monde sur les deux chefs Papous. Un beau résumé de l’esprit du livre4.

Mundiya Kepanga a écrit ses mémoires dans Au pays des hommes blancs et il revient régulièrement en France, pour visiter et donne des conférences. Si vous le croisez un jour, allez lui faire un petit coucou.

La projection astrale est souvent utilisée dans la littérature fantastique et Evariste la pratique également. Peux-tu nous en dire plus sur l’Abîme, la Frange, la projection astrale, les auras qu’on y perçoit ? Les sources et théories doivent être nombreuses sur le sujet. Quels sont les choix que tu as faits ? Par exemple, dans d’autres ouvrages, on trouve souvent la présence d’un lien magique entre le corps et l’esprit, lien qu’il ne faut pas rompre au risque que l’esprit ne puisse pas revenir dans le corps, mais cela ne semble pas le cas dans Evariste.

Évidemment, beaucoup de gourous se targuent de pratiquer le voyage astral.

En fait, j’ai assez peu creusé la question. J’ai une connaissance personnelle des techniques d’éveil, qui m’ont apporté quelques brides d’informations sur ce qu’on peut ressentir lorsqu’on change de mode de conscience. Pour le cordon ombilical et le risque de mourir s’il se rompt, je me suis beaucoup inspiré de la bande dessinée « le Lama Blanc » de Jodorowski et Bess, que j’avais lue dans les années 90. Il existe peut-être un tel cordon dans les croyances bouddhistes, mais je ne l’ai pas trouvé.

En ce qui concerne l’Abîme et le Frange, j’ai tout inventé. L’Abîme est un concept que je promène au travers de mes nouvelles depuis des années. C’est un univers parallèle composé de 3 dimensions de temps et seulement une d’espace, à l’inverse du nôtre. Dans cet univers, on reste sur place, mais on peut voyager dans tous les temps, y compris dans les univers alternatifs.

La Frange, que j’ai inventée juste pour Évariste, est une sorte de limbe à la frontière de l’Abîme, où l’on peut bénéficier des l’avantages des deux univers.

Après, on peut y voir des similitudes avec tous les mondes invisibles et les dimensions parallèles qu’on croise partout, de la mythologie à la SF.

Les objets magiques sont nombreux dans le livre : amulettes, objets maudits… y a-t-il des symboliques sur les objets et qu’elles ont été tes inspirations pour le livre? En particulier les cristaux sont souvent des vecteurs ou contenant magiques, ils sont aussi présents dans Evariste (miroir de Chronos, guérison de Coralie), quelles sont les théories sur le sujet?

Le reliquaire Kota est un objet qui existe. J’en avais même un à la maison avant de le perdre dans un déménagement.

Source wikipedia
Source wikipedia
Source Wikipedia
Source Wikipedia

Ces statuettes sont toutes différentes, mais elles ont des points communs : elles sont faites en bois rehaussé d’alliages de cuivre, elles représentent toujours un visage humain stylisé et il y a toujours un trou par lequel on passait un sac contenant la relique.

Voler une relique ou un reliquaire vous assurait de tomber sous le coup d’une bonne grosse malédiction mortelle.

Pour les cristaux, je me suis bêtement inspiré très indirectement d’un manuel d’optique du XIXe siècle, à l’usage des médecins.

Quant aux miroirs magiques, il y en a tellement que je ne me suis pas gêné pour en inventer un de toute pièce.

J’en profite pour parler deux secondes des miroirs magiques chinois, qui désignent des miroirs en bronze poli sur lesquels on gravait très finement des caractères ou des figures qui n’apparaissaient que lorsque le soleil se réfléchissait dedans.5

Quelles sont les traditions ou sources qui t’ont inspirées ou que tu as utilisées pour les Mudmen et les élémentaires?

Les Mudmen sont des créatures du folklore Asaro, une tribu Chimbu. Ce sont des démons de la mort des Asaros et tous les ans, lors d’un équivalent local du carnaval (ou de la fête des morts), les enfants et les jeunes adultes se déguisent en Mudmen avec des masques fait de boue et d’osier.

D’autres tribus ont l’habitude de se déguiser en squelette à la même saison. C’est assez flippant.

Pour le reste, j’ai inventé en fonction des besoins.

Peux-tu nous en dire plus sur ce lieu hors du temps et avec sa volonté propre qu’est le Drapeau de la Liberté ? On parle souvent de lieux de puissance magique mais celui-ci semble un cas bien particulier.

Il est tellement particulier qu’il existe bel et bien, exactement là où je le décris : rue Copreaux dans le 15e arrondissement de Paris (métro Volontaire). J’ai à peine retouché le nom.

J’habitais à deux pas et j’y avais mes habitudes.

J’ai essayé de décrire l’endroit et son propriétaire, monsieur Qwan, le plus fidèlement possible : des livres, des sacs de riz, des bonzaïs, des nappes à carreaux, un vietnamien qui parle politique avec monsieur Qwan, des clients pittoresques qui viennent seulement aux heures creuses (le soir, la clientèle est jeune et il n’y a pas une place de libre, car monsieur Qwan cuisine très bien).

Maintenant, il est aidé de sa fille. Certains de mes lecteurs ont retrouvé le restaurant en suivant les indications du livre. Un grand moment pour moi et pour monsieur Qwan, qui était aux anges.

Dites leur bonjour de ma part si vous les voyez.

Le prochain article

Avant de revenir à Évariste, je vous parlerai de ce que j’ai appris en lisant HHhH de Laurent Binet.

  1. J’en parle d’ailleurs dans Evariste.
  2. Oui, quand j’y repense, j’ai envie de me mettre des claques
  3. Maintenant, les Papous pensent que tuer un humain, c’est aussi idiot que de boire son propre sang. Un net progrès par rapport à l’époque où tuer un humain, c’était avoir un ennemi de moins.
  4. J’aime notamment le passage où l’un d’eux dit que la guerre tribale, ce n’est pas si dramatique. Elles ne durent pas longtemps et il suffit d’éviter les flèches.
  5. Voir Robert Temple, Le génie de la Chine: 3 000 ans de découvertes et d’inventions, 2007

Un peu d’actu, en attendant.

En attendant la sortie de mon article sur l’histoire de l’orgue (work in progress), un petit peu d’actu : 

Evariste en poche.

Mon premier roman a droit à une nouvelle vie, grace aux éditions Mnemos.

Mon premier exemplaire d’Évariste en poche. Snif. Émouvant.

Jolie maquette, j’aime beaucoup la couverture et la police choisie. Le texte a été revu (Georges Bormand ne devrait plus rien trouver à redire 😉 ) et corrigé en profondeur. La sortie est prévue le 6 mars 2015 (pile l’anniversaire de mon deuxième fiston, soit dit en passant). Pour ceux qui ne connaîtraient pas Évariste, je cite ici la 4e de couv’ que vous retrouverez (avec d’autres informations) sur le site de l’éditeur.  

La Défense, ses tours verre-acier-béton riantes et son centre commercial pimpant. Le jeune Évariste Cosson vient d’y installer le projet de sa vie : un cabinet d’ingénierie en occultisme industriel et commercial. Quelle étrange idée ! Il est certain que ça va fonctionner. La preuve, il n’y a personne sur ce créneau… Pourtant la vie n’est pas si simple. Il a bien du mal à joindre les deux bouts et il est en butte aux railleries des start-up plus conventionnelles.

Mais la chance tourne : le voilà chargé de recruter des individus pourvus d’aptitudes paranormales. Et là tout bascule ! Paré de sa gouaille et de son moral à tout épreuve, Évariste se lance à corps perdu dans une bien dangereuse enquête qui nous fait découvrir l’univers inquiétant d’un Paris où l’on règle ses différends à coups de sortilèges et de cafés enchantés !

Du côté de chez Qwan

En attendant le  jour béni de la sortie officielle (Gloria ! Ossana !), je suis passé hier soir chez monsieur Qwan, le tenancier du Drapeau de la Fidélité, rue Copreau (Paris 15e). Ceux qui ont lu Évariste auront reconnu le Drapeau de Loyauté, le café paranormal où mon héros va boire un café (le mercredi seulement).

Devant chez monsieur Qwan – crédit photo Paris Zigzag


L’établissement était bondé (les bo-buns de monsieur Qwan sont aussi réputés que sa décoration) et j’ai eu du mal à atteindre le comptoir avec les deux exemplaires de mon livre sous le bras, mais j’ai pu finalement les remettre au patron et à sa fille, comme j’aurais dû le faire depuis longtemps. Surprise : la fille de monsieur Qwan l’avait déjà acheté, après qu’une de mes lectrices soit venue déjeuner au Drapeau. Ils n’avaient pas eu de mal à le trouver : par un hasard extraordinaire, le libraire généraliste d’à côté de chez eux en avait un ! 

Quand je vous disais qu’il y a du paranormal partout à Paris !

Dédicace

Bien que je ne sache pas encore quels jours précisément, je peux vous confirmer ma présence au Salon du Livre de Paris, qui se tiendra du 20 au 23 mars prochain. J’y dédicacerai Évariste, bien sûr, mais si vous amener un Baron  Noir ou mon recueil de nouvelles, je serai ravi de vous les signer également. 

Il y aura d’autres occasions dans l’année probablement, mais je ne suis encore sûr de rien. Je vous tiendrai au courant dès que j’en sais plus.

Numérique

Avec le copain Jacques Fuentealba, nous avons publié un recueil de micronouvelles :

Merci à Dimitri Régnier pour la maquette


Vous y découvrirez les palpitantes aventures du cavalier, aux prises avec notre société moderne et avec ses envies de réinsertion sociale. De quoi vous faire rire pour environ 1€ (c’est pas la ruine). 

Vous le trouverez chez Amazon (format Kindle), chez Smashwords et chez Ebooksword (epub). 

Et pour finir avec le numérique, ma nouvelle Amice Mi, parue initialement dans le recueil collectif Flammagories, va paraître aux éditions Mythologica en numérique.

Et sur ce : retour à mon article sur l’orgue, mon Baron Noir numéro 3 et mon Évariste numero 2. C’est pas le moment de se relâcher. 

Ici aussi il y a des soldes ! Evariste à -50% !

Vous aimeriez vous procurer Évariste, mon roman fantastique rigolo ? Vous aimeriez bien l’avoir à moitié prix (soit 10€+2€ de port) ? Et avec une dédicace ?
Et bien c’est possible jusqu’au 5 juillet. Je sais, vous ne croyez pas votre chance.

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Solution 1: via paypal.
Envoyez un paiement de 12€ sur mon compte paypal ( ogechter@gmail.com ) avec vos coordonnées complètes en commentaire (email, adresse postale, bénéficiaire de la dédicace).

Solution 2: par virement ou chèque*.
Laissez-moi un message sur Facebook, Tweeter ou par mail avec vos coordonnées complètes. Je vous transmettrai mon RIB ou mon adresse postale.

N’hésitez pas ! Vous êtes déjà une dizaine à en avoir profité !

* Attention si vous payez par chèque : je ne pourrai vous envoyer votre exemplaire qu’après mes congés, début août.

Critique d’Évariste

Je découvre grâce à la délicieuse Sandrine qu’ActuSf a publié une petite critique sympa d’Évariste ce week end.

http://www.actusf.com/spip/Evariste.html

Ça fait toujours plaisir, malgré les mauvaises nouvelles concernant la distribution du livre dans les semaines ou les mois à venir. Je vous en reparlerai plus tard, mais si vous voulez un exemplaire papier de mon roman, je vous conseille de me contacter directement : ogechter(at)gmail.com ou sur tweeter.
En plus, je vous ferai cadeau des frais de port, comme Amazon.

Courte chronique sur NoLife

Je suis joie, parce qu’en plus des critiques enthousiastes qui commencent à apparaître sur le net, on vient de chroniquer Evariste sur NoLife TV. Et visiblement, la chroniqueuse a adoré.

Comme l’excellent Gabriel Katz est l’invité de l’émission, je vous encourage à la regarder de bout en bout (mais la chronique commence à la minute 5:30 pour finir une minute plus tard, c’est court, mais c’est bon pour le moral, en tout cas le mien, pour le vôtre, achetez plutôt Evariste, vous verrez, c’est radical).

Sur ce, je m’en vais transpirer sur les dernières lignes du deuxième volet des aventures du Baron Noir que j’ai dû modifier (et je ne vous raconte pas comme j’en bave, ce serait dégoûtant).