10000 = 60000

10000 = 60000

10000 mots, ça fait environ 60000 caractères. 6 lettres pas mot en moyenne. C’est ce que je me disais tout à l’heure en parcourant le travail accompli depuis quelques semaines, autour de ma nouvelle en cours.

Il s’agit de « Recrutement », dont je vous avais gratifié de quelques extraits ici.
J’ai un peu dérapé, et je présents que le bazar devrait dépasser les 20000 mots allègrement.

Une novella, c’est sûr. Un roman, je ne crois pas, mais je n’ai pas toute l’histoire en tête alors qui sait ?

Reste à le finir, à le relire, à le faire publier. Je ne suis pas rendu…

Mais sachez qu’il y aura du sang, de la sueur, du sexe, du paranormal et des bilans financiers à l’intérieur de cette prose ambitieuse (en tout cas, la plus ambitieuse que j’ai jamais tapoté) !

Allez, un petit extrait pour vous allécher (attention, il ne suit pas du tout l’extrait précédent. Je veux juste vous montrer où j’en suis) :

« Est-il éthique de s’envoyer une cliente ? »

C’est la question que je me posais le matin suivant, assis sur le lit défait. A la question philosophique succédèrent des considérations plus prosaïques. Comme devais-je appeler Nadine Desportes après ce qui venait de se passer ? Madame Desportes ? Nadine ? Ma pupuce ? Quelle position devais-je adopter d’un point de vue commercial si par exemple elle me demandait une ristourne ? Quand pourrais-je caresser à nouveau ses seins magnifiques ? Ce soir ? Jamais ? Et si elle considérait cette nuit comme un accident fâcheux à ne pas renouveler, pourrais-je seulement travailler avec elle sereinement ?

Il me fallait tout de suite crever l’abcès.

Elle dormait sur le ventre, la tête tournée contre le mur. Je me penchai sur elle et tentai de la réveiller doucement. J’y parvins, à force de caresses le long de son corps de lait ponctué de minuscules taches de son. Mais avant que j’ai pu lui présenter mon problème de conscience, elle m’avait plaqué sur le dos, bien décidée à me chevaucher en amazone.

Le lendemain, j’étais fourbu mais pleinement satisfait de la vie. Mes muscles ronronnaient de satisfaction malgré leurs courbatures, mon cerveau était plein à ras bord d’endorphine, j’avais l’impression d’être en permanence dans un cocon de coton douillet. Le petit déjeuner et le trajet jusqu’à mon bureau s’étaient déroulés sans moi ; mon âme n’était pas encore entièrement revenue dans mon corps et j’avais l’impression de marcher à côté de mes pompes. C’est l’inconvénient d’être initié aux mystères de la sorcellerie : le moindre orgasme vous envoie le corps astral sur orbite.

2 Replies to “10000 = 60000”

  1. Bonjour Monsieur,

    Comment avez vous choisi le nom de votre personnage ?

    Votre choix me gêne…

    Nadine DESPORTES

  2. Bonjour Nadine. J’ai choisi le prénom d’une collègue et une francisation du nom d’une personne croisée en formation. Évidemment, on ne peut pas garantir de ne pas tomber sur le nom d’une personne existante.
    Mais rassurez-vous, la Nadine de mon roman est un personnage positif et le nombre de ventes de mon livre vous expose à peu de risques de toute façon.
    Amicalement
    Olivier

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