Oliver Sachs me soulage d’un poids.
Ceux qui me connaisse le savent déjà, j’adore la neurologie et la psychologie et je suis un grand fan d’Oliver Sachs.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce neurologue, il est l’auteur de l’Éveil, dont on fit un film du même nom, avec De Niro, dans le rôle d’un malade sortant d’une encéphalite après plusieurs années de vie végétative.
Bref, là je lis son petit dernier : « l’oeil de l’esprit », très intéressante étude sur la gestion de la vision par le cerveau.
J’ai ainsi eu la confirmation de ce que je présentais depuis longtemps : la gestion de la lecture et celle de l’écriture sont distinctes et relativement indépendantes l’une de l’autre.
Je m’en étais rendu compte en observant mes premiers jets, nouvelles, romans ou autres : ils sont bourrés de fautes d’orthographe et de conjugaison, parfois écrits phonétiquement, au point que j’ai parfois du mal à me relire.
Évidemment, je connais les règles et je n’ai pas de mal à corriger 99% des fautes à la première relecture.
C’est juste que, lorsque j’écris et que je suis bien inspiré, je ne vois pas l’écran, ni les mots qui s’affichent dessus. Visiblement, mon cerveau bouge mes doigts en sautant allègrement le circuit « orthographe ». Il doit y avoir une déviation, ou un pont aérien au-dessus.
Alors c’est toujours la honte, j’en conviens, mais au moins j’ai une circonstance atténuante.
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