Les outils de l’écrivain (suite)

Les outils de l’écrivain (suite)

Il y a quelques temps déjà, je vous avais parlé des outils que j’utilisais pour écrire. Je vais devoir recommencer, car depuis j’ai un peu changé de matériel.

Commençons par les invariants, ça ira plus vite.
– pour les scénarios, Celtx reste l’incontournable, surtout depuis la sortie de la version pour iPad, extrêmement aboutie et ergonomique. Je devrais dire « les versions » car il existe en réalité une version destinée à rédiger le scénario et une spécialisée dans les storyboards. Cette dernière est plus puissante que ce qui est proposé dans la version Pc/Mac/Linux (et même iPhone !). Et évidemment toutes ces versions sont compatibles et synchronisables.

– Je corrige toujours mes textes à l’aide d’Antidote RX. Pas cher et efficace.
Et indispensable pour un nul comme moi, comme on me l’a fait remarquer.

Je crois que c’est tout. Pour le reste, j’ai tout changé, à commencer par le traitement de texte :
J’ai abandonné Writemonkey depuis quelques temps, pour deux raisons : il perd les caractères spéciaux quand je sauve sous un format connu (rtf ou doc), et il n’est pas multiplateforme.

J’ai alors essayé Focus Writer, dont on me disait beaucoup de bien, mais je n’ai pas accroché. Je trouve l’affichage trop limité par rapport à Writemonkey. Ce n’est peut-être qu’une question de goût, ne vous privez pas de l’essayer.

Retour donc à Libre Office. En modifiant légèrement son apparence on obtient un très sympathique traitement de texte minimaliste. Ce site vous explique très bien comment faire.


Un exemple en gris; moi, je l’ai customisé en vert sur fond noir.

Concernant le travail préparatoire, j’ai découvert deux petits bijoux gratuits et multiplateformes qui raviront les auteurs maniaques de planification comme moi. J’ai nommé : le fabuleux Xmind et l’hallucinant Storybook.

Xmind, qu’est-ce que c’est ?

Xmind est un « mind mapper », un cartographieur d’idées, comme Freemind, dont je vous avais déjà parlé, mais en beaucoup mieux.
Donc, c’est quoi un « cartographieur d’idées »? Si vous avez lu Jesus Video d’Andreas Eschabach, vous vous rappelez peut-être de la technique d’écriture employée par le narrateur. Il notait toutes les idées qui lui passaient par la tête sur un paperboard, en les reliant avec des flèches, des patatoïdes etc.

Xmind replace avantageusement ce paperboard. Il vous permet de hiérarchiser les idées, de les regrouper par thèmes très visuellement, de réaliser un arbre des causes, de créer un organigramme détaillé, etc. On peut d’un clic passer d’un mode de représentation à l’autre sans perte de structure. Il est bien sûr possible d’ajouter des notes, des pièces attachées, des icônes à toutes les petites fiches qui constitue votre carte d’idées.

Xmind est vraiment un outil indispensable pour l’auteur besogneux… ou le professionnel organisé ! Pour tout vous dire, je m’en sers aussi au travail quotidiennement.

La version gratuite est très puissante. A vous de voir si vous avez besoin de passer ou pas à la version payante.

Et Storybook, kezako ?

Storybook n’est pas à proprement parlé un concurrent de Celtx ou de Scrivener. Il s’agit plutôt d’un outil de plannification qui vous permet de créer votre univers, les fiches de personnages, le plan complet du roman avec toutes les notes nécessaires à l’écriture. Vous pouvez régler les différentes intrigues les unes par rapport aux autres en positionnant chacune d’elle dans le temps. À l’usage, cet outil remplacé avantageusement les frises chronologiques de Timeliner.

Il y a aussi un carnet à idées très pratique qui vous permet de noter toutes les idées qui passent pendant que vous écrivez pour ne pas les perdre. Vous pouvez aussi les attacher à une intrigue, à un personnage. Un autre outil vous permet de suivre le traitement de ses idées dans votre histoire.

A noter que la version payante propose un outil similaire à Xmind, des rapports permettant de retrouver tous les personnages rapidement, des options d’import-export supplémentaire etc. Pour 29$, ça peut valoir le coup… J’hésite encore.

Ensuite, il est possible de suivre votre avancement en donnant un statut de maturité à vos chapitres (notes, brouillon, version 1, version finale…).

Par contre, ce n’est pas un traitement de texte. Vous pouvez toujours vous faire suer à écrire votre texte directement dedans, ça n’est pas pratique du tout.

Autres défauts : l’interface est en anglais seulement. Rien de rédhibitoire pour moi, mais c’est parfois agaçant.

Enfin, j’ai carrément changé de système d’exploitation.
En effet, j’ai découvert que Linux était plus adapté à l’activité d’écrivain que windows. Plusieurs raisons à cela :
– mon nouveau netbook n’est pas optimisé pour Windows 7 ; Windows Xp est moche, instable et lent.
– Ubuntu gère les caractères spéciaux beaucoup mieux que Windows, sa table de caractères étant étendue d’origine. Les espaces insécables, les tirets diacritiques, les majuscules accentuées, les guillemets en tout genre, tout y est. Pas besoin de drivers spéciaux comme celui-ci, nécessaire pour Windows. De plus, il est plus facile de rester concentrer dans un environnement où peu de distractions existent. Pour moi, c’est même l’argument principal, au point que j’ai même désactivé le wifi quand je passe sur Ubuntu ! Pas de jeux, pas d’Internet, plus de productivité !

Ben, oui, on a beau faire de l’art, il faut tout de même penser rendement par moment.

Voilà ! Dans un prochain article, je parlerai des outils d’écriture pour iphone et ipad que je possède. En attendant, n’hésitez pas à me faire par de vos questions ou de vos remarques concernant cet article. Et si vous connaissez d’autres outils intéressants, faites le moi savoir.

6 Replies to “Les outils de l’écrivain (suite)”

  1. C’est super de présenter un large panel de logiciels libres, qui plus est de qualité ! Et je vois que tu es passé à Linux, ceci expliquant cela 🙂

    Merci pour la découverte de Storybook, que je ne connaissais pas. Je vais y jeter un œil, ça semble assez pratique !

  2. Ce que je regrette seulement, c’est que storybook ne se présente plus sous forme de frise chronologique, contrairement à timeline… à moins de prendre la version PRO.

  3. Sur un mac les espaces insécables se font avec Option + espace. Normalement ça marche sur tous les traitements de textes (mais je n’ai pas vérifié sur Celtx j’avoue)

  4. Bonjour ! On crée une espace insécable (et pas un espace. En typographie « espace » est féminin) en appuyant tout bêtement sur option et la barre espace. C’est normalement valable pour tous les logiciels tournant sous Mac.

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