Les Grands Puants de l’Histoire

Avant propos

Ami lecteur, si tu manges un sandwich devant ton ordinateur, si tu vides consciencieusement un pot de Nutella ou de rillettes d’oie en lisant ses lignes, reviens plutôt demain. L’article qui suit risque de te couper l’appétit, ou pire si tu as l’estomac vraiment sensible.

Sinon, apprête-toi à entrer dans un chapitre de l’histoire qu’on ne t’a jamais enseigné à l’école : celui que Patrick Süskind nous a révélé dans le Parfum, celui des mauvaises odeurs corporelles. Avouez que ça nous changera de la puanteur morale qui se dégage de ce début de XXIe siècle(1). Continuer la lecture de Les Grands Puants de l’Histoire

L’orgue : des tuyaux, de l’air et pas mal de chance.

Comme je vous le disais dans l’épisode précédent, l’invention la plus géniale est fortement tributaire du contexte social et historique pour être adoptée et pour résister à l’épreuve du temps. Nous avions vu que le fusil à air comprimé avait mis près de deux mille ans à connaître le succès, après son invention initiale par Ctésibios, vers 270 avant Jean-Claude.

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Une histoire de fusil à bouchon

Comme je vous l’ai dit il y a quelques temps, je trouve dommage de ne pas partager les connaissances que j’accumule à force de préparer mes romans. Je me proposais de profiter de ce blog pour vous offrir quelques articles sur des sujets pas trop communs. Et bien c’est parti ! Le premier de la série commence avec la fabuleuse et émouvante histoire du fusil à air comprimé !

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L’Évolution pour les débutants.

Dans le dernier volume de ses Notes, Boulet décrit en quelques pages le fonctionnement de l’évolution en la transposant aux objets quotidiens (de la housse de couette aux CD). C’est excellent et très pédagogique.

Je me permets ce droit de citation pour vous allécher :

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(Au passage je vous recommande fortement d’acheter les Notes de Boulet, ed. Delcourt, coll Shampoing, 9 volumes lisibles séparément).

Boulet l’exprime très bien dans cette bande dessinée : l’évolution n’est qu’une conséquence de l’adaptabilité des espèces. Les espèces mal adaptées meurent ou ont une descendance moins nombreuse (ce qui, au fil des générations, peut revenir au même, si la compétition entre espèces est rude). Les espèces mieux adaptées prennent le dessus, parfois très rapidement.
C’est tout et ça explique tout en un paragraphe.

Je pensais jusqu’à il y a peu qu’on n’avait pas d’exemples directs de l’évolution à l’échelle d’une vie humaine.
Or, en cherchant un peu, j’ai découvert qu’il y en a quelques uns : les zèbres naissant sans rayure n’atteignent pas l’âge adulte (leurs rayures les protègent de parasites mortels), en une génération, les papillons trop visibles dans un nouveau milieu disparaissent au profit de leurs membres les plus discrets ou les lézards arboricoles dont seuls les meilleurs grimpeurs ont survécu à l’arrivée d’un nouveau prédateur, et ce, en l’espace de quelques années.

Décidément, la sélection naturelle est fantastique et je ne comprends pas pourquoi les religions ne se la sont pas appropriées, pour illustrer le génie divin.