Ulysses et Storyist pour Ipad

Comme j’ai la flemme d’écrire un article neuf (vous m’excuserez, je viens de terminer un roman de 400 pages (yahouuuu !!!)) je dépoussière un vieux brouillon portant sur mes outils d’écriture portables préférés. Bonne lecture !

À la recherche de l’outil d’écriture portable suprême.

Quand on est écrivain, on développe rapidement des petites manies. On a tendance à aimer écrire sur tel ou tel type de carnet, avec tel stylo, sur telle table de travail éclairée avec telle lampe d’architecte et on arrose les séances de travail avec telle ou telle variété de thé/café/whisky 1. Lorsqu’on est en plus technophile, ça se complique. L’auteur va passer du temps à chercher les outils d’écriture les plus ergonomiques, dans le but d’écrire le roman du siècle deux fois plus vite 2.

Je suis frappé de la même malédiction. Depuis que j’ai commencé à écrire de manière sérieuse (il y a bientôt 15 ans), je perds une proportion non négligeable de mon temps à chercher le traitement de texte ultime. Mon premier roman (Évariste, ed. Mnémos) a été écrit entièrement sur un PC équipé de Writemonkeys. Suite à une mise à jour instable de mon logiciel préféré, j’ai ensuite abandonné le portable pour la tablette (pour la légèreté) avec IOS parce qu’il offre le meilleur choix d’outils pour écrivains3. J’ai écrit le second roman (le Baron Noir, ed. Céléphaïs) sur mon premier Ipad, à l’aide de Pages, mais l’appli ramait trop lorsque dépassais les cent mille caractères.

Le second épisode du Baron Noir a donc été écrit entièrement sur Daedalus, un chouette zenware développé par The Soulmen, qui venait de sortir sur la même tablette. Mais il n’était pas pratique pour des textes de grande longueur et je choisis Storyist pour le troisième volet de la saga.

Depuis plusieurs mois, j’utilise également Ulysses, développé là encore par The Soulmen. J’ai pu tester leur application en écrivant deux nouvelles et un livre de cuisine. Après quelques mois d’usage parallèle des deux applications, j’ai assez de recul pour vous dresser un bilan complet de ces deux excellents outils (zut, je viens de spoiler).

Le match

Interface

Je le dis tout de suite, quelles que soient les qualités de cette application, la version 2 de Storyist possède une interface digne des beaux jours de Windows 95. Les dossiers et sous dossiers sont plus ou moins identiques (et moches), rangés dans un environnement très laid et leur aspect n’est pas personnalisable (et moche). Si vous possédez de nombreux projets ouverts ils seront tous identiques et la navigation entre les dossiers pourra s’avérer stressante.

En revanche, l’interface du texte lui même est beaucoup plus agréable, notamment grâce au menu latéral escamotable et très puissant, qui permet d’accéder à tous les éléments d’un dossier, mais aussi de naviguer dans le texte. J’y reviendrai.

On appréciera aussi l’ajout récent d’un mode nuit plutôt sympa que j’utilise maintenant quelle que soit l’heure.

On retrouve sans trop de difficultés les paramètres, qui ne sont pas trop compliqués à gérer (il faut dire qu’il n’y en a pas des masses). Par contre, on sera étonné du nombre d’étapes nécessaire à l’insertion d’une simple image. Choix bizarre.

J’admets que dans le cadre d’un roman, on a rarement besoin de cette option, mais pour rédiger un livre illustré ou un essai, on sera vite gêné.

Ulysses, de son côté, flatte tout de suite l’œil. Interface épurée façon IOS8 entièrement paramétrable, mode nuit magnifique (je ne m’en passe plus), ergonomie intuitive, il faut être bien difficile pour ne pas apprécier. Il a fallu quelque mois, mais l’interface est maintenant multilingue.

L'interface de jour…
L’interface de jour…
Mode nuit
Mode nuit
Les options sont faciles à trouver (une fois qu’on a compris le principe du markdown, là aussi j’y reviendrai). Quelques frappes de clavier et hop ! Vous avez importé une image, changé le style de liste etc.

score : Storyist 0 – Ulysses 1

Saisie d’un texte court

Storyist est, comme son nom l’indique, dédié à la rédaction d’histoires. Si vous aimez écrire « au jet », sans plan, cette application reste intéressante. La barre d’outils customisable sera un plus. On y trouve les statistiques, des raccourcis vers des caractères spéciaux, des boutons des boutons permettant de déplacer plus facile le curseur qu’au doigt (à l’usage, c’est super pratique).

Après avoir coché une case dans les paramètres, on peut passer en gras, en italique ou en souligné avec les classiques boutons I, B, U, situés en haut de l’écran (les raccourcis clavier fonctionnent aussi pour ceux qui préfèrent un clavier tiers). Idem pour la justification des paragraphes. Pour insérer une note, il suffit d’appuyer du doigt pour faire apparaître le petit menu contextuel. La note apparaîtra sur le texte sous forme d’un post-it, et on pourra les gérer et sauter de l’un à l’autre dans le menu latéral.

Vous pouvez créer des sous-parties dans le texte en utilisant les styles, ce qui est assez pratique. Il est aussi possible de créer d’autres documents dans le même dossier pour noter les idées qui passent, stocker le texte qu’on a effacé mais qu’on aimerait réutiliser, créer des versions etc.

Je signale tout de même un oubli agaçant : dans Storyist 2, vous ne pouvez pas insérer de note de bas de page. Ce n’est tout simplement pas prévu ! Imaginez un peu la tête qu’aurait fait Thierry Pratchett ! J’ai donc pris l’habitude de les insérer dans le texte avec une syntaxe particulière puis de les reprendre dans une autre application, mais c’est agaçant.

Ulysses n’a pas ce problème, puisqu’il utilise la syntaxe Markdown XL.

>Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une syntaxe permettant de mettre en forme les textes sans passer par des boutons ou des menus. Par exemple, on écrira `** Texte**` pour obtenir une texte en gras, `_Texte_`pour du text italique etc.

La mise en forme et les insertions se font sans jamais s’arrêter d’écrire. On peut rester concentrer sur son texte, ce qui est agréable et l’apprentissage se fait en quelques minutes. Rien de mieux que d’insérer commentaires4 et notes de pieds de page sans presque y penser. Si vous ne connaissez pas bien le markdown, pas de soucis, la barre d’outil en bas de l’écran est là pour vous aider et l’aide est très complète.

En revanche, il n’existe pas d’outil permettant la gestion de ses commentaires et ces notes de pieds de page. On ne peut pas sauter de l’une à l’autre par exemple ou effacer les commentaires en masse. Ce n’est pas disponible, contrairement à Storyist. Ce n’est pas un problème pour un texte court, où les commentaires sont limités en quantité. Ça peut le devenir avec un roman de plusieurs centaines de pages.

score : Storyist 1 – Ulysses 1

Préparation d’un roman

On démarre rarement un travail aussi ambitieux que l’écriture d’un roman sans un minimum de préparation. Un auteur peut avoir envie d’établir des fiches biographiques pour ses personnages, créer un plan prévisionnel, récupérer des informations sur internet sur un lieu, un évènement etc.

Storyist est dédié à la rédaction de texte de fiction et (ça tombe bien) il est particulièrement bien pourvu en outils de préparation. Dans un répertoire du dossier de travail, vous pouvez prendre des notes, créer des fiches perso, action ou lieu, créer la couverture de votre manuscrit, stocker des images etc.

Mais surtout, fin du fin, on peut faire ça :

On peut faire des plans de folie !
On peut faire des plans de folie !
Un plan complet, modifiable à tout moment. Chaque étiquette correspond à une section. Les sections sont organisées en chapitre. D’un simple mouvement du doigt, on peut déplacer une section d’un point à l’autre du plan. Le texte associé à la section sera déplacé du même coup ! Quel gain de temps ! Il est possible de changer les couleurs des fiches pour suivre l’avancement, ce qui permet d’écrire le roman de façon non linéaire (certains auteurs détestent ; personnellement, je ne travaille que comme ça). Bizarrement, la même option dans la version Mac est beaucoup moins aboutie. Dommage.

Le petit plus : il est possible de gérer les polices de son texte comme dans un traitement WYSWYG (Word ou Page), ce qui s’avère parfois utile.

La gestion des styles par contre qui était très compliquées dans les premières versions de l’appli (il fallait importer les styles depuis la version Mac de Storyist) se fait maintenant en quelques clics.

Ulysses va-t-il pouvoir lutter ? Je casse le suspens tout de suite : la réponse est oui, mais il va falloir utiliser les niveaux de titre et créer une feuille par chapitre ou par section. Comme cela :

Découpage de texte sous Ulysses. Ça marche aussi !
Découpage de texte sous Ulysses. Ça marche aussi !
Il sera possible de déplacer les sections en appuyant sur Edit. Un peu moins pratique que la fonction concurrente, mais tout à fait jouable tant qu’on travaille sur des structures de taille raisonnable.

Au final, je donne Storyist gagnant, en raison de sa spécialisation. Mais j’imagine qu’un rédacteur d’essais pensera exactement l’inverse.

score : Storyist 1 – Ulysses 0

Impression, export, sauvegarde.

Lorsqu’on termine un premier jet, il faut pouvoir l’imprimer ou l’exporter dans un format partageable. Storyist 2 permet l’export d’un dossier sous le format natif seulement. En revanche un élément du dossier peut l’être en RTF, PDF, Txt ou Fountain, vers une application tierce, Dropbox ou Itunes. Comme d’habitude, les traitement de texte concurrents ne figurent pas dans les applications tierces par défaut… rageant.

L’impression directe est possible à condition d’avoir accès à une imprimante wifi. Reste le copier-coller. Rustique mais efficace.

Côté sauvegarde, si Storyist sauve automatiquement toutes les modifications en local ou sur icloud, la synchronisation via Dropbox est manuelle. C’est dommage.

Sur Ulysses, sauvegarde et synchronisation sont automatiques. C’est appréciable, même s’il faut se résigner à n’utiliser qu’iCloud.

Pas d’impression directe, mais il est possible de sortir le fichier sous plusieurs formats (HTML, txt, epub, pdf et rtf) avec une preview très agréable qui permet en outre de paramétrer le style du document.
Depuis la dernière version, il est possible d’exporter un fichier Ulysse directement dans un blog WordPress. Ce que je viens de tester : cet article a été entièrement tapé dans Ulysse. Top !

L'aperçu écran selon Ulysses. C'est beau.
L’aperçu écran selon Ulysses. C’est beau.
Si en plus vous êtes capables de bricoler les modèles en xml qui servent à la mise en page, l’infini vous ouvre les bras.

Donc pour les fonctions d’export et l’automatisation, je donnerai Ulysses gagnant d’une tête.

score : Storyist 0 – Ulysses 1

Pour finir, le prix

L’application Storyist 2 est vendue 9,99€ pour ipad et iphone, alors que l’application Ulysses coûte 19.99€. La différence est appréciable par rapport aux standards.

En revanche si on décide acquérir aussi les traitements de textes pour Mac afin de créer un environnement de travail complet, la différence devient plus raisonnable. Storyist pour mac coûte en effet 52€, et Ulysses 44,9€.

Tout dépendra donc du nomadisme de l’auteur. De mon côté, je suis à 90% nomade, donc je considère Ulysses comme relativement cher. Storyist marque un point.

score : Storyist 1 – Ulysses 0

score total : Storyist 3 – Ulysses 3

Les deux outils ont des avantages et des inconvénients. Certains auteurs préféreront la précision de Storyist, d’autre la facilité d’utilisation et le côté « zenware » d’Ulysses. Certains détesteront l’ergonomie de Storyist, d’autres auront du mal à adhérer à la syntaxe markdown d’Ulysses.

Il ne me reste plus qu’à attendre la sortie de Storyist 3 pour iPad (actuellement en bêta), pour relancer le match entre les deux applications.

  1. Winners don’t use drugs.
  2. ou dans celui, moins avouable, de retarder l’heure où il faudra s’asseoir devant son ordinateur et bosser
  3. mais aussi parce que j’écris beaucoup dans le métro.
  4. Vous pouvez même annoter le texte d’un tiers en indiquant les suppressions, vos commentaires etc.

Microsoft Word pour iPad est arrivé

Et on se demande pourquoi.
Premièrement, ne perdez pas votre temps si vous n’avez pas d’abonnement Microsoft Office : l’application n’offre pas de fonctionnalité aux non-abonnés. Zéro. Nada, on n’accède même pas un bloc note de base.

Si vous avez un compte (100€ par an quand même, pour l’abonnement de base), vous accéderez aux même fonctionnalités que les applications web Microsoft.
L’accès aux fichiers ne peut passer que par le cloud de microsoft, OnDrive (tout comme l’app Microsoft Office).

Bref, si vous n’êtes pas déjà un gros utilisateur de Microsoft Office, passez votre chemin.

Dommage franchement, car ça m’aurait aidé à mieux vérifier la compatibilité de mes fichiers Pages avant de les envoyer à mes relecteurs.

My Writing Desk : quelques milliers de mots plus tard

Je viens de boucler trois chapitres d,un prochain roman à l’aide My Writing Desk pour ipad et je me dois de faire un rapide retour d’expérience.

L’outil est comme je l’espérais assez pratique lorsqu’il s’agit de noter ses idées et d’organiser ses chapitres (encore que… omnioutliner est incomparablement meilleur pour ça, mais les deux outils ne boxent pas dans la même gamme de prix, j’en reparlerai dans un autre post).
Le confort d’écriture est bon, les stats toujours à portée de main. La navigation entre les chapitres est facile.

Mais quelques défauts rendent son usage quotidien casse pieds.
Déjà, habituez-vous à donner des titres de chapitre courts, sauf si vous avez comme moi une vue particulièrement perçante : le titre s’affichera en caractères si minuscules que vous aurez peut-être du mal à les lire.

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Si vous souhaitez effacer un chapitre entier, je vous souhaite bon courage. J’essaye depuis hier de supprimer un chapitre que j’ai créé par erreur et je n’ai toujours pas trouvé comme procéder, à moins de supprimer tout le dossier.
Ne comptez pas sur l’aide : il n’y en a pas, ni dans l’appli, ni sur le site des développeurs.

Le classement des chapitres se fait uniquement par ordre alphabétique ou par date de création. Ça peut suffire, mais lorsqu’on tâtonne aux premières phases de création, on aimerait pouvoir déplacer les chapitres en les glissant du bout du doigt.

L’application ne propose pas la gestion de l’italique ou des caractères gras et il ne gère pas non plus la syntaxe Mardown. Bilan, on ne s’épargne pas le travail de reprise.

Pour finir, la gestion du scrolling est agaçante (pour ne pas dire buggée). Déplacer le curseur vers le haut ou le bas ne provoque pas le défilement du texte (du jamais vu à ma connaissance) et l’écran, têtu, à la manie de revenir automatiquement où se trouve le curseur quand vous utilisez deux doigts pour vous déplacer le long de la page. C’est très agaçant.

Je ne vais pas revenir pour autant à Daedalus. Le manque de structure me pose d’autres problèmes.
Il va me falloir trouver une autre solution. Un vrai plaisir pour un testeur compulsif comme moi !

Mise à jour de Pages, pour iPad.

Que ceux qui écrivent leurs romans sur un iPad lèvent la main !

Ah.
Bon ben y’en a quand même plus que l’autre fois, c’est déjà ça.
Tu permets que je te tutoie ?

Donc, toi qui utilise régulièrement un iPad avec Pages pour écrire nouvelles et romans, réjouis toi !
Apple a enfin pensé aux auteurs francophones qui comptent les caractères AVEC les espaces !

« Comment fait-on ? » me demandes-tu.
C’est simple :

D’abord, fais apparaitre le compteur de mot en cliquant sur la clé à molette en haut à droite que tu veux statistiquer :

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Un joli encart noir apparaîtra en bas fr la page. Vous pouvez le bouger du bout du doigt (perso, je le préfère en haut).

Pas défaut le compteur compte des mots, mais il est possible de lui demander de compter des caractères espaces compris (des CEC, comme le disent les initiés).
Il suffit pour cela de toucher une fois rapidement le petit cartouche noir di compteur. Aussitôt, un menu apparait :

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Vous n’avez plus qu’à choisir le compte qui vous convient, du nombre de pages, au nombre de caractères avec espace et passant par le nombre de mots ou de paragraphes.

C’est donc le bonheur et Pages pour iPad devient donc le traitement de texte le plus puissant existant sur une tablette, loin devant la concurrence.
Pour moi, il n’existe plus une seule raison valable pour ne pas s’équiper de cette merveille.

Le bonheur, c’est simple comme une mise à jour

Vous ne le savez sûrement pas, mais j’écris depuis un peu plus d’un an sur une tablette d’une marque en forme de pomme. Une toute petite tablette 8 pouces (oui, un Ipad mini, je dis ça pour les deux qui ont du mal à suivre).
Le meilleur traitement de texte Mac, c’est Pages, et de loin.
Agréable à regarder depuis la version 1, simple d’utilisation, bien synchronisé avec mon ordinateur grâce au cloud, c’était un très bon outil grâce auquel j’ai écris la plupart de mes derniers textes, dont le deuxième volet du Baron Noir. Un clavier Bluetooth m’aide beaucoup, je dois dire.
J’étais très content de cet outil à un détail près : Pages gérait très bien les révisions, mais pas du tout les commentaires. En phase de relecture, c’était tout bonnement un cauchemar. Je devais jongler avec une version PDF commenté et Pages, l’un sur mon téléphone, l’autre sur ma tablette. La perte de temps et d’énergie était conséquente. Imaginez un peu le merdier quand il s’agit de corriger un roman de 500 pages. J’ai cru devenir fou.
Deuxième défaut : suite au changement d’OS des ipads, des bugs de claviers étaient apparus. Par exemple, lorsqu’un mot commençait par une voyelle accentuée, l’espace précédent disparaissait comme par magie. C’est très agaçant, je vous le promets.

Et donc, ce soir, en rentrant chez moi, je découvre une nouvelle mise à jour de Pages.
Je l’essaye depuis quelques minutes et — joie — je découvre qu’elle gère les commentaires et qu’en plus elle est entièrement débuggée.

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Merveilleux non ?

Évidemment, le look de l’appli a été modernisée (on aime ou pas… perso je déteste le orange), mais l’interface est toujours aussi pratique.

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Bref, Pages est plus que jamais LE traitement de texte d’Apple et sans doute le meilleur qu’il m’ait été donné d’utiliser. Je ne parle pas du rapport qualité prix. Ok, ce n’est pas une appli gratuite (et de nos jours, plus personne ne veut autre chose que du gratuit), mais c’est tout bonnement extraordinaire d’avoir autant d’ergonomie et de fonctionnalités à moins de 8€ !

Attention toute fois :
La nouvelle version de Pages produit des fichiers que ne sont pas compatibles avec les versions précédentes. Ce qui signifie qu’il faut monter de version toutes les machines équipées de Pages chez vous… y compris votre poste fixe. Et là, je ne suis pas sûr que la montée de version soit gratuite. Je vais me renseigner et je vous en dis plus dès que possible.
Hold on guys !

Premier atelier d’écriture (02/05/2013 – León, Espagne)

Une chose est sûre, l’atelier d’écriture pour adultes de ce matin était très intéressant pour moi. Pour mes élèves peut-être pas tant : j’ai remarqué depuis longtemps que les français et les espagnols ont du mal à se comprendre en anglais, et ça a été le cas ici. A la fin, nous sommes passés à l’espagnol heureusement.

Sur le contenu, j’ai surtout fait un petit exercice pour démontrer que les idées peuvent se trouver facilement à partir de n’importe quelle source (ici le mariage prochain d’un des élèves, transposé en SF cyberpunk bien dark) et qu’il d’agit seulement de modifier le point de vue pour transformer n’importe quoi en évènement fantastique.

On a donc tiré un synopsis dans les grandes lignes. Il manquait malheureusement du temps pour aller plus loin : la deuxième heure était consacrée à un échange autour de l’écriture en général, et sur ce que je fais en particulier. D’après eux, je n’écris pas de la SFFF, mais du « réalisme merveilleux ». Ma foi, si ça se vend mieux, moi je veux bien hein…

J’ai aussi remarqué en passant qu’on détecte immédiatement ceux qui travaillent dans un domaine créatif des autres. Un truc dans le regard. Le fait qu’ils ne posent pas de questions du genre « et ça gagne d’être auteurs ? »

Bref une expérience enrichissante que j’aurais aimé mieux préparer et qui aurait mérité une heure de plus, histoire d’arriver au stade du synopsis détaillé au moins.

Mais que vais-je faire dans cette galère ?

Je crois qu’il n’y a pas de justice dans ce monde et j’en suis la preuve personnifiée.
Alors que les corrections de manuscrits dans lesquelles je m’enfonce, tel le vers de vase dans un trou d’eau croupie, me rappellent à l’humilité, je vais me retrouver à animer un atelier d’écriture jeudi prochain à Leòn en Espagne (et en anglais).

Pour que ce ne soit pas (trop) une imposture, je vais présenter ça comme une session de décomplexion : « si j’y arrive, pourquoi vous n’y arriveriez pas, tas de faignants ? »
Ou un truc approchant.
Je vous raconterai si je ne suis pas lynché par les étudiants.