Réponse à la dernière question

J’avoue, j’ai été un chien. Pour répondre à mes deux questions, il fallait passer une bonne demi-heure sur Youtube, et de nos jours, on n’a plus le temps. Ah ! il est loin le temps où Max Favarelli proposait des mots croisés insolubles que quelques cinglés parvenaient malgré tout à décoder (ex: « Anarchiste tchécoslovaque » en 5 lettres : « amour » parce qu’il est enfant de Bohème).

Malgré tout Marie Chantal Mancet a réussi à répondre correctement à la deuxième question et elle a bien  failli répondre à la première. Il ne lui manquait qu’un détail que le tirage au sort a réparé (ce n’est que justice). Félicitation Marie-Chantal ! Vous gagnez trois livres pour le prix d’un !

Maintenant, les réponses détaillées.

Question 1 : quelle est donc la spécificité de l’air d’Apollon dans Platée ?

Et bien si vous écoutez bien la musique, vous remarquerez qu’elle est très enjouée. La Folie éclate de rire au milieu des vocalise, elle grimace, elle s’amuse. Un régal quand c’est Mireille Delunch qui s’y colle. Maintenant lisez un peu les paroles :

Aux langueurs d’Apollon, Daphné se refusa :
L’Amour sur son tombeau,
Eteignit son flambeau,
La métamorphosa.

C’est ainsi que l’Amour de tout temps s’est vengé :
Que l’Amour est cruel, quand il est outragé !

Pas très drôle non ? C’est surtout ce décalage entre la musique et le livret qui fait la spécificité de cette chanson. Le chant suivant est l’opposé : chanson triste sur air paillard. Si vous avez écouté le prologue de ces deux arias, la Folie (ici Jean Philippe Rameau) propose de démontrer la toute puissance de la lyre d’Apollon (la musique) sur le texte et elle réussit très bien.

Question 2 maintenant : Quel était donc ce médecin mythique que les européens du XIVe siècle appelaient « le roi des chirurgiens » ?

Il s’agit d’Abu Al Quasim, un médecin de Cordou qui, au Xe siècle, atteignit une telle perfection dans son art qu’on mit mille ans à l’égaler. On lui attribue (probablement à tord) l’invention de l’alambic. Il inventa l’anesthésie générale, il pratiquait la chirurgie plastique, savait recoudre une plaie sans laisser la moindre de trace, ligaturer des artères et il inventa une panoplie d’instruments qu’on utilisa pendant des siècles.

C’était donc la dernière question de mon petit concours. J’ai été ravi des échanges qu’il a permis de démarrer avec vous. Ma femme a été ravie de voir nos étagères se vider. Mon compte twitter et mes statistiques ont été ravies de se remplir. On remettra ça un de ces quatre, ok ?

En attendant, je vais retourner potasser mon futur article sur l’urine à travers les âges (je suis un peu en retard, mais l’importance du sujet mérite qu’on se penche longuement dessus) et sur mes petits romans (des surprises se préparent !). À bientôt !

La der des der ! Question 10

Dernière question et ma bibliothèque sera (presque) vide.

Cette fois-ci, je vous offre un petit panier garni qui contiendra :

  1. Les chroniques de Durdane, de Jack Vance, édition Folio SF
  2. La description du monde, de Marco Polo au Livre de Poche.
  3. Flammagorie, l’excellentissime recueil thématique aux éditions Argemmios.

Et maintenant les questions. Oui car je vais vous en poser deux. Le premier qui répondra AU DEUX question gagnera aussitôt les livres. Si personne ne répond aux deux questions, le gagnant sera choisi au tirage au sort.

  • Question 1 (niveau Nightmare) : Dans l’opéra de Jean-Philippe Rameau, Platée, quelle est la particularité de l’air d’Apollon chanté par la Folie ?
  • Question 2 (niveau normal) : qui était désigné par les médecins européens du XIVe siècle : « le roi des chirurgiens » ?

Je crois que même Julien Lepers n’aurait pas osé les proposer, celle-là.

Envoyez-moi vos réponses sur le mail concours@gechter.org comme d’habitude. Vous avez jusqu’à demain soir.

Bonne chasse !

La réponse à la question 9

Tout le monde ou presque avait trouvé la réponse à la question. Il semblerait que j’ai sous-estimé le nombre de possesseurs du livre des Méchancetés (un livre que je ne mettrai jamais en jeu tellement je l’aime).

C’est donc bien Winston Churchill qui a dit « M. Gladstone lisait Homère pour s’amuser, ce qui lui allait en effet assez bien« . D’autres on dit du même Gladstone qu’il se plaisait à couper des arbres à ses moments perdus et la Reine Victoria aurait dit de lui « il me parle comme à une assemblée populaire« .

Pourtant, le monsieur avait aussi de l’humour. Quelques jours après avoir renoncé à acheter un vieux portrait chez un antiquaire, il retrouve le même tableau chez un ami. Celui-ci lui annonce fièrement : « c’est le portrait de mon ancêtre« . Et Gladstone lui répondit : « cher ami, s’il avait coûté 10 livres de moins, ce serait le mien« .

Huhuhu, comme je dis toujours.

Et qui a gagné ? C’est Oya Quatrevents ! On l’applaudit bien fort (oui, toi aussi derrière ton écran).

A demain pour la dernière question !

 

Question 9 / Cadeau 9

Il est temps de poser la question ! Celle qui rapportera le cadeau.

Cadeau composé aujourd’hui de Solaris de Stanislas Lem (Edition Rencontre, une édition des années 70 pas évidente à trouver)

Solaris

et de Vous n’Aurez Pas le Dernier Mot, une anthologie des phrases assassines qui permettra de se régaler de la méchanceté des autres.

Vous-naurez-pas

La question maintenant :

Vous connaissez William Ewart Gladstone ? Né en 1809 et mort 91 ans plus tard ? Non ? Alors je vous le dépeints vite-fait :

1271754717_william-e.-gladstoneCe joyeux luron entra comme Conservateur au parlement Britannique. Il devint chef des Libéraux (magnifique retournement de veste), il fut premier ministre à 4 reprises, malgré des relations difficiles avec la Reine Victoria. Humaniste, il était fou des écrits de Homère, sur lequel il travailla toute sa vie. Il élabora des théories très intéressantes sur le rapport des Grecs de l’antiquité avec la couleur (oui, ça a l’air bizarre comme ça, mais essayez de taper « Homère couleur » dans google).

La question maintenant. Quelqu’un a dit de lui : « M. Gladstone lisait Homère pour s’amuser, ce qui lui allait en effet assez bien ». Qui a eu cette analyse fielleuse et néanmoins brillante ?

Envoyez-moi vos propositions de réponse sur le mail habituel : concours@gechter.org

Ce n’est pas très facile, alors je vais donc vous accordez le droit de m’envoyer 2 réponses. Si c’est pas choupinou de ma part, ça.

Allez ! Bonne chance !

Question 8 : 2 cadeaux à gagner !

Aujourd’hui, pour changer, je vais rendre le jeu plus intéressant en offrant DEUX lots.

Premier lot : les deux premiers tomes du cycle de  Lanmeur, de Christian Léourier, éditions Critic (je suis sûr que vous achéterez la suite).

Roman SF Cycle de Lanmeur Intégrale 1 Christian Léourier

Deuxième lot : Les sept piliers de la sagesse, de T.E. Lawrence, éditions Payot. Idéal pour comprendre le merdier qui règne au Moyen Orient de nos jours.

Les sept piliers

Il y aura donc deux gagnants.

Et comme je suis super sympa, je vous propose une question sur les zombis ! Mais les vrais, pas ceux u’on voit au cinéma.

Comme vous le savez déjà surement, la fourmis est souvent victime de zombification. Lorsqu’elle est infectée par le douve du foie, par exemple, qui la pousse à se faire manger par des mouton, ou quand elle est victime d’un épouvantable champignon, comme le cordyceps ou une des trois autres parasites connus par les scientifiques.

fourmis-zombi3
Fourmi zombifiée. C’est épouvantable, comme je vous le disais.

Ces champignons envoient des spores sur les fourmis qui passent. On s’est demandé pendant quelques temps ce qui avait permis aux fourmis locales de survivre. Pour commencer, elles ont la chance d’avoir un allié. En effet, le cordyceps est lui-même victime d’un champignon parasite (un hyperparasite) qui le rend stérile. Cela réduit fortement les risques de contamination, mais ça ne suffit pas. Les fourmis ont donc mis au point une stratégie permettant de limiter la casse, sans avoir besoin de l’aide de Brad Pitt.

LAQUELLE ?

Comme d’habitude, envoyez la réponse sur concours@gechter.org

Les deux gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.

Je précise aussi que si cette réponse inspire à quelqu’un(e) une nouvelle, je lui payerai un verre de la boisson de son choix (dans la limite de mes moyens).

Question et cadeau 6 : spécial médecine légale

Il est temps de vous concocter une petite question pour gagner un petit cadeau.

Aujourd’hui, un livre passionnant : Chroniques d’un médecin légiste, de Michel Sapanet. C’est gore, c’est drôle et c’est instructif. Je le recommande à tous les amateurs de série et de polars. Surtout lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

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La question portera donc aussi sur la médecine légale (enfin plus ou moins).

Vous connaissez Ötzi, l’homme retrouvé momifié dans les Alpes, après 6000 ans de sieste ?

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Fig 1 : Ötzi avant.

 

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Fig 2 : le même s’étirant après une bonne sieste.

On sait que ce brave homme était couvert de tatouages, surtout au niveau des articulations, ce qui servait peut-être à lutter contre son arthrose. D’après les médecins, cette dégénérescence articulaire serait probablement causée par une maladie dont Ötzi était porteur. Laquelle ?

Comme d’habitude, répondez sur le mail concours@gechter.org

Bonne recherche !

5e réponse et 5e gagnant

L’arme utilisée par le Général Yue pour contrecarrer la tactique du roi des Jin est le Guan Dao qu’on peut traduire par hallebarde ou fauchard (les amateurs de kobudo reconnaîtront le najinata).

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Lorsque les Jin chargeaient, ils attachaient leurs chevaux cinq par cinq avec des chaînes, de façon à faire bloc. Lancés à fond de train, les canassons entraient profondément dans les lignes ennemies, écrasant tout sur leur passage. Les animaux étaient couverts de plaques d’acier, invulnérables aux flèches et au zhan ma dao, un long sabre utilisé sous les Song pour se débarrasser de la cavalerie ennemie.

Mais leurs papattes dépassaient par en-dessous du blindage. Yue Fei décida donc d’utiliser des hallebardes pour leurs couper les jarrets. La hallebarde (ou Guan Dao) est bien adaptée au fauchage, malgré son poids élevé. Yue Fei avait fait préparer le terrain pour ralentir un peu les chevaux (avec des fossés et des pieux). Ensuite, des groupes enterrés dans des tranchés attendaient la charge, coupaient les pattes qui passaient à proximité, puis jaillissaient de leur trou pour attaquer l’infanterie qui suivait, ou les chars attaqués aux attelages.

On trouve une description précise de cette tactique dans le roman Au Bord de L’eau, lorsque l’armée de l’Empereur attaque l’armée des héros avec des chevaux enchaînés. Il faudrait que je vérifie, mais il me semble qu’il s’agisse d’ailleurs d’un anachronisme, ce qui ne serait pas étonnant, puisque le roman a été écrit 2 siècles après la création de l’empire Song du Sud.

Bref.

Bravo à Eric Dubus et Jose Baghdadia pour avoir trouvé la réponse. Le vainqueur du tirage au sort est José.

Ce soir, je fais relâche. Prochaine question demain soir !